Rejoignez-nous! | |
Accès Membre | |
Écris ton message au premier ministre... | |
Éco-activisme |  |
Enseignement |  |
Le fascisme ? Plus Jamais! |  |
La solidarité fait la force! |  |
El Che vive! Cuba vive! |  |
Bye bye bush! |  |
|
Jobs de vacances: Guide pour étudiant jobiste débutant
Les vacances
d’été sont à nouveau
très proches. C’est le moment choisi par pas mal
d’étudiants pour abandonner leurs bouquins et
aller gagner quelques sous.
Mark Kennes
13-06-2007
Source: Solidaire(...)
Bien des jeunes se demandent combien de
temps ils peuvent travailler et ce qu’ils peuvent gagner
comme jobistes. Mike De Herdt, coordinateur des ABVV-Jongeren (Jeunes
FGTB néerlandophones) les aide à retrouver la
forêt derrière les arbres.
|

Le plus
important à surveiller, c’est de toujours avoir un
contrat écrit, au plus tard le jour où vous
commencez à travailler. (Photo archives)
|
Est-il
exact qu’un étudiant ne peut travailler que 23
jours ?
Mike De Herdt.
Non. On peut aujourd’hui travailler 23 jours en
été, moyennant une cotisation de
solidarité de 2,5 % sur son salaire. En outre, on peut
encore travailler 23 jours en dehors des mois
d’été, moyennant une cotisation de
solidarité de 4,5 %. Dans les deux cas, si on
travaille plus de 23 jours, on paie pour toute la période la
cotisation normale à l’ONSS (Office national de
sécurité sociale), qui est de 13,07 %.
Pour l’étudiant même, cela ne fait pas
tellement de différence parce que, de ces 13,07 %,
il récupère une grande partie sous forme de
pécule de vacances et le reste est mis de
côté pour ses futurs droits sociaux. En fait, la
cotisation de solidarité sert surtout à rendre le
travail étudiant plus attrayant pour les employeurs.
Normalement, en effet, ils doivent payer pour chaque travailleur une
cotisation à l’ONSS d’un peu plus de
20 % alors qu’avec cette cotisation de
solidarité, ils ne paient que 5 % durant les mois
d’été et 8 % durant
l’année académique.
Combien
un étudiant jobiste peut-il gagner avant que ses parents ne
perdent leurs droits aux allocations familiales ?
Mike De Herdt.
Le maintien des allocations est calculé sur le nombre
d’heures que l’on preste, pas sur le montant
qu’on gagne. Un étudiant jobiste peut travailler
240 heures par trimestre. S’il en fait plus, les allocations
sont suspendues pour le mois au cours duquel il a travaillé
plus de 80 heures. Pour le troisième trimestre (juillet,
août et septembre), cette règle n’est
pas d’application, on peut travailler autant qu’on
veut.
Si
un étudiant gagne trop, il se peut toutefois qu’il
ne soit plus fiscalement à charge de ses parents.
Mike De Herdt.
Pour cela, on a inventé le concept de
« moyens nets de subsistance »,
à ne pas confondre avec « revenu net
imposable », normalement utilisé pour
tout ce qui concerne les impôts. Si vous
n’êtes plus enfant à charge, cela a des
retombées assez sensibles sur la feuille
d’impôts de vos parents. Nous parlons ici de la
perte d’une réduction d’au moins 250
euros sur leurs impôts. Toutefois, la plupart des gens ne
doivent pas se tracasser : le seuil est relativement
élevé.
Tout
cela prête assez à confusion.
Mike De Herdt.
C’est en fait un micmac compliqué. Et vous ne
savez pas encore tout car si on veut vérifier que
l’étudiant jobiste doit payer lui-même
des impôts, on retombe brusquement sur le
« revenu net imposable » comme
base de calcul et, pour se mettre en ordre avec
l’assurance-maladie, il existe encore une autre
réglementation. Un chat n’y retrouverait pas ses
jeunes. C’est pourquoi nous prônons la suppression
du concept de « moyens nets de
subsistance » et le calcul complet sur base du
« revenu net imposable ».
Pourquoi
toutes ces réglementations différentes ?
Mike De Herdt.
Dans le temps, l’introduction de la cotisation de
solidarité a rendu le travail étudiant bien moins
cher pour les patrons. Les syndicats y ont opposé une
série de revendications de limitation de la loi, afin
d’éviter que les étudiants jobistes
n’entrent en concurrence avec les demandeurs
d’emploi normaux. J’ai l’impression
qu’ils essaient de mettre tout ça sens
dessus-dessous en rendant la réglementation tellement
compliquée et laxiste qu’en fait, il n’y
a plus de limitations. Pour nous, bien sûr, c’est
inacceptable.
Le
syndicat considère-t-il alors le travail étudiant
comme un problème ?
Mike De Herdt.
Non, nous ne sommes certainement pas contre les gens qui veulent
travailler. J’encouragerais même tout le monde
à acquérir une certaine expérience de
travail au cours de ses études. Le développement
d’une attitude de travail est selon moi une chose
positive : ainsi, les jeunes apprennent aussi mieux la valeur
de l’argent. C’est seulement avec le statut que
nous avons un problème. Si les étudiants jobistes
travaillaient toujours en payant des cotisations ONSS normales, je ne
verrais pas d’objection à ce que tout le monde
travaille autant qu’il le souhaite.
Qu’est-ce
qu’un étudiant jobiste peut attendre des jeunesses
syndicales ?
Mike De Herdt.
C’est toujours intéressant de
s’informer. Vous pouvez nous demander une brochure dans
laquelle tout est expliqué de A à Z et cette info
figure également sur notre site Internet. Moi, à
votre place, je me ferais membre. Pour les étudiants, les
jeunes en stage d’attente et les lycéens
à partir de 15 ans, l’affiliation est gratuite.
Vous recevez aussi notre journal trimestriel qui répond
à toutes les questions qui peuvent vous venir à
l’esprit à propos du boulot et de vos droits
sociaux. Si nécessaire, vous avez aussi
l’assistance juridique gratuite. À la CSC,
c’est exactement la même chose que chez nous.
|
À
quoi un étudiant jobiste doit-il faire attention ?
Le travail de vacances peut constituer une
expérience agréable et captivante. Il permet
également de se faire un peu d’argent de poche. Il
est toutefois utile de se méfier de certains abus.
Tout jeune à partir de 16 ans peut travailler
comme étudiant jobiste. On peut également
travailler à partir de 15 ans, si on a terminé
ses deux premières années
d’enseignement secondaire.
Le plus important à surveiller,
c’est de toujours avoir un contrat écrit, au plus
tard, le jour où vous commencez à travailler. Le
travail au noir est peut-être attrayant, mais il ne procure
aucun avantage à l’étudiant. Il est
surtout intéressant pour l’employeur qui, ainsi,
contourne le fisc. En tant qu’étudiant, cela ne
peut que vous causer des problèmes. Vous
n’êtes par exemple pas assuré contre les
accidents de travail et si, à la fin du mois, votre
employeur décide de ne pas vous payer ou de vous payer
moins, vous n’avez aucun recours.
Dans votre contrat, le salaire et le nombre
d’heures de travail doivent être clairement
indiqués. Votre salaire dépend de votre
âge, de la fonction que vous exercez et de la CCT (convention
collective de travail) conclue dans le secteur de votre employeur. Le
salaire minimal pour un étudiant jobiste de 18 ans est de
1 032,31 euros et de 1 258,91 euros si vous avez 21 ans. Vous
ne pouvez travailler plus de 40 heures par semaine. Si vous travaillez
5 jours par semaine, vous ne pouvez pas dépasser
9 h par jour. En semaine de 6 jours, pas plus de 8 h
par jour. Lors d’un jour férié
officiel, vous ne devez pas travailler, mais on doit vous payer. Si
vous devez travailler quand même, vous avez droit
à un autre jour de congé payé.
Si vous travaillez moins de 23 jours en
été ou durant l’année, vous
revenez moins cher à votre employeur. Certains employeurs
mentionnent par conséquent en petits caractères
dans le contrat que vous vous engagez à ne pas travailler
plus de 23 jours. Si vous avez l’intention de travailler
davantage, contrôlez toujours si cette clause n’a
pas été ajoutée à votre
contrat, avant de le signer.
|
Plus
d’infos www.jeunes-fgtb.be ou www.jeunes-csc.be
Commentaire
|